Photographie de DR

ACTUALITE | Il prélève son 1er brocard à l’arc


| Publié 2016-11-10 17:38:10



Rémy Bossert a tiré son premier

brocard à l’arc à la fin de l’été,

à Meyenheim (68). « Il était déjà tard

et la luminosité diminuait quand j’ai

aperçu un brocard à tête bizarde, se

souvient-il. Il s’est présenté de trois

quarts arrière et j’ai lâché ma flèche.

L’animal a fait le dos rond, puis a

pris la fuite, cassant du bois à une

cinquantaine de mètres. » Au bout de

40 min, l’archer se rend sur place. « Je

retrouve la flèche couverte de sang de

couleur rouge, mais sans réelle odeur.

Mais il n’y a pas de sang à l’impact et

il faisait nuit. » Le lendemain matin,

il en trouve un peu plus loin, en bonne

quantité, moins sur le sol que sur les

petits arbustes et herbes hautes.

« Je fais venir, sans résultat, un chien

de sang peu expérimenté sur gibier

fléché. Perplexe et n’arrivant pas à

me résoudre à l’échec, je fais appel à

un second chien dont le conducteur

chasse aussi à l’arc », commente

Rémy Bosser. Le brocard est retrouvé

à 50 mètres, « là où je l’avais entendu

pour la dernière fois ». La flèche est

entrée à une extrémité du poumon et

elle est ressortie en touchant un bout

du foie. « La leçon à retenir, estime

le nemrod, est que, plus encore qu’à

la carabine, l’attitude du chasseur

à l’arc après le tir est primordiale

pour une recherche fructueuse. Il doit

enregistrer absolument tous les

indices, les analyser et les confronter

à l’expérience du conducteur et au

travail du chien. La réussite partagée

n’en sera que plus belle. »



LES ACTUALITES